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Que faire des vieux thermomètres à mercure?

Recycler/dépolluer un thermomètre à mercure

Marmottons > Environnement > Recyclage > Mercure

Un décès dans la famille, un appartement à vider, et nous voilà confrontés à un objet dont on avait presque oublié l'existence: un thermomètre à mercure!

Bon, tout le monde sait que le mercure est très toxique, donc hors de question de le jeter bêtement à la poubelle...

Première étape: comme pour une vieille boite de médicaments, on file dans une pharmacie. Après tout, c'est là que ces thermomètres ont été vendus pendant des décennies, il semble donc logique de penser que les pharmaciens vont les reprendre.

Direction la pharmacie du coin,... mais là, mauvaise nouvelle: « Non, désolé, on ne reprend pas ce genre de choses », et pas vraiment moyen d'obtenir d'autres informations...

Sur le coup, on a pensé que c'était peut-être juste que cette pharmacie n'avait pas envie de s'encombrer avec un déchet toxique, ce qui pourrait à la rigueur se comprendre.

On se rend donc dans une seconde pharmacie qui confirme qu'elle ne gère pas la dépollution de ce type d'objets. Pour être précis, ce pharmacien nous explique cette fois-ci que les pharmacies ont effectivement pris en charge la collecte des thermomètres à mercure pendant un temps, mais que cette prise en charge s'est arrêtée il y a assez longtemps, en 1999 nous dit-il. Il nous précise par ailleurs qu'il ne sait pas trop où nous orienter pour nous débarrasser de cet encombrant ustensile.

Donc la filière « pharmacie », c'est foutu!... Mais pas grave:

Deuxième étape: direction la déchetterie! J'y vais souvent, les personnes qui y bossent sont sympas et efficaces.

J'arrive donc là-bas, je vais voir un des employés, et je lui demande où je peux mettre mon thermomètre à mercure, et alors là, il m'apprend (à ma plus grande surprise) que non seulement les déchetteries ne prennent pas non plus en charge ce genre de déchets, mais qu'en plus, il ne sait pas du tout qui pourrait s'en charger!

Donc là, ça commence à devenir un peu plus embêtant...

Troisième étape: contacter la mairie.

Bon, il faut avouer qu'on a de la chance: nous habitons à Paris, il doit donc y avoir des services spécialisés pour ce genre de choses. J'envoie un petit mail, et 24 heures plus tard (saluons la rapidité de la réponse), on m'explique que « pour tout renseignement sur le ramassage des déchets toxiques et dangereux » , je trouverai toutes les informations nécessaires sur cette page web.

J'y apprends avec soulagement certain que les thermomètres à mercure sont bel et bien récupérés (ouf!!), et que pour ce faire, il suffit de les amener... à la déchetterie où je suis allé il y a trois jours et où je me suis fait refouler!

Bref, ça ne va pas être simple!

Quatrième étape: Rebelote: je recontacte la mairie par mail pour leur expliquer qu'il y a visiblement une incohérence entre les informations données par le site de la Mairie de Paris, et les directives mises en oeuvre dans les déchetteries.

Tout comme la première fois, j'obtiens dès le lendemain une réponse par mail me disant que mes « remarques sont transmises à la direction de la propreté et de l'eau afin que la situation décrite fasse l'objet d'un examen », et que je serai tenu informé...

Et là, il a fallu attendre un peu...

À peu près un mois plus tard, je reçois enfin un message m'informant que je pouvais contacter la circonscription fonctionnelle du service technique de la propreté de Paris qui viendrait collecter le thermomètre à mercure directement chez moi!

Cinquième étape: je contacte ce service par téléphone, et une personne très sympathique au bout du fil me propose soit de me rendre dans une déchetterie spécialisée, soit de prendre rendez-vous pour une collecte à domicile. La déchetterie se situant assez loin de chez moi, j'opte pour la seconde option, et le rendez-vous est pris.

Une petite dizaine de jours plus tard, la personne arrive (ponctuelle, voire un peu en avance, c'est si rare de nos jours!), et le thermomètre à mercure est enfin pris en charge en vue d'être correctement dépollué.

Bilan: Même si ça n'a pas été complétement simple, on a finalement pu se débarrasser « proprement » de ce thermomètre à mercure qui devrait être correctement dépolluer. Il s'est en effet écoulé environ deux mois entre la « découverte » de cet objet polluant et sa prise en charge par un service compétent; mais l'important, c'est qu'on y est arrivé!

À titre de comparaison, un thermomètre à mercure semble contenir entre 500 et 2000 mg de mercure, soit l'équivalent de 100 à 400 ampoules fluocompactes (Chaque ampoule contient en effet un peu moins de 5 mg de mercure).

Et si je prends en compte le fait que ça fait environ 15 ans que nous utilisons des ampoules fluocompactes ici, et que nous avons dû en recycler à tout casser une trentaine, le mercure contenu dans ce fichu thermomètre représente à la (grosse) louche entre 50 et 200 ans de notre consommation d'ampoules fluocompacte...

Il aurait donc été parfaitement incohérent de recycler consciencieusement les ampoules à chaque fois qu'elles sont usées, et dans le même temps de jeter bêtement ce thermomètre à mercure sans le faire recycler,... mais il faut avouer que ça s'est avéré un peu long et qu'il fallait être motivé pour suivre l'affaire jusqu'au bout!

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